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Dossier de soixante pages remis au public pour la concertation préalable du 23 septembre au 20 décembre 2024. C’est le document de référence du maître d’ouvrage sur le projet à cette date : objectifs, hypothèses de service, coût, emprises, effets attendus et principes de la phase chantier.

Le PDF est mis en page en doubles pages : chaque page du fichier porte deux pages imprimées. Les localisations ci-dessous donnent d’abord la page du fichier, qui est celle que le lien ouvre, puis les pages imprimées.

Copie étudiée

Le site de SNCF Réseau refuse les téléchargements automatisés. La copie étudiée est celle de la Wayback Machine du 7 octobre 2024 ; son empreinte est celle que l’archive a enregistrée en la capturant, c’est donc le fichier que servait alors SNCF Réseau.

A-200 · Environ 150 parcelles et 100 hectares seraient à acquérir

Statut : source publique Type : hypothèse Localisation : page 20 (page imprimée 38), « Maîtrise foncière » Vérifié le : 2026-09-22

« Dans le cadre du projet de réouverture de la ligne Pau – Canfranc et des travaux afférents, SNCF Réseau devra faire l’acquisition de terrains de petites surfaces : en l’état actuel des études, environ 150 parcelles seraient concernées, pour un total aujourd’hui estimé à 100 hectares. La suppression de passages à niveau visant à éliminer des points de conflit, SNCF Réseau aura besoin d’acquérir des terrains adjacents afin de créer des voies de rabattement pour les véhicules ou piétons. »

Ce que la source n’établit pas : la part de ces surfaces qui est agricole, bâtie ou boisée, ni la liste des parcelles. « En l’état actuel des études » signale une estimation révisable.

A-201 · Le coût estimé en septembre 2024 est de 450 millions d’euros

Statut : source publique Type : hypothèse Localisation : page 20 (page imprimée 39), « Le coût du projet » Vérifié le : 2026-09-22

« En septembre 2024, au stade actuel de développement du projet (études d’avant-projet en cours), le coût estimé pour la réouverture de la ligne PauCanfranc (section française, jusqu’à l’entrée du tunnel du Somport) est de 450 millions d’euros. La présente estimation fera l’objet d’ajustements au fur et à mesure de l’avancée du projet, et notamment des études complémentaires en cours et des sortants de la présente concertation. Elle sera consolidée pour l’enquête publique. »

Ce que la source n’établit pas : le périmètre exact de cette somme (tunnel du Somport, plateforme de ferroutage, matériel roulant), ni le coût d’exploitation.

A-202 · Dix allers-retours de fret par jour, dont sept de nuit, sont intégrés au projet

Statut : source publique Type : hypothèse Localisation : page 26 (page imprimée 50), « Bruit et vibrations » Vérifié le : 2026-09-22

« Concernant le fret, le projet intègre 10 circulations de trains par jour aller-retour – 3 de jours, et 7 de nuit. En cumulé, le tronçon Bedous-Canfranc serait donc traversé par 50 trains par jour. »

Ce que la source n’établit pas : il s’agit du dimensionnement de l’infrastructure, pas d’un trafic attendu. Aucun horaire n’est publié : « de nuit » n’est pas défini.

A-203 · Le personnel du chantier est présenté comme une clientèle pour les restaurants et hôtels

Statut : source publique Type : position Localisation : page 23 (page imprimée 44), « Les retombées économiques du projet » Vérifié le : 2026-09-22

« Le projet est également susceptible d’avoir une incidence positive sur les activités situées à proximité de l’opération, le personnel du chantier constituant une source de clientèle supplémentaire, notamment pour les restaurants et hôtels. »

Ce que la source n’établit pas : aucun chiffre, aucune durée, aucun précédent n’accompagne cette phrase. Elle ne dit rien des effets du chantier sur l’accès aux commerces.

A-204 · Les besoins de recrutement du chantier ne sont pas connus

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 23 (page imprimée 44), « Les retombées économiques du projet » Vérifié le : 2026-09-22

« À ce stade, les besoins en matière de recrutement ne sont pas encore connus. Cependant, en phase chantier, pour satisfaire les besoins de main-d’œuvre des entreprises qui participeraient aux travaux, notamment dans les domaines du génie civil, des terrassements et des équipements ferroviaires, les travaux permettraient la création d’emplois directs. »

Ce que la source n’établit pas : le nombre d’emplois, leur durée, ni la part qui reviendrait à des habitants du territoire.

A-205 · Le territoire dispose de 7 600 lits touristiques

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 23 (page imprimée 45), « Les retombées touristiques » Vérifié le : 2026-09-22

« Fort d’une capacité d’accueil de 7 600 lits, le territoire du projet peut d’ores et déjà satisfaire une clientèle autant en recherche d’activités sportives que culturelles au sein d’un cadre naturel préservé. La réouverture de la ligne ferroviaire, si elle était confirmée, viendrait soutenir l’évolution du tourisme en Vallée d’Aspe en dynamisant le fort potentiel touristique du territoire sur les 4 saisons. »

Ce que la source n’établit pas : le périmètre de ce décompte ni sa source. « Viendrait soutenir » est une attente, pas une estimation de fréquentation.

A-206 · Des entreprises locales sont citées comme chargeurs potentiels, sans engagement

Statut : source publique Type : position Localisation : page 22 (page imprimée 43), « Le fret ferroviaire » Vérifié le : 2026-09-22

« Les discussions sont à intensifier avec les différents acteurs économiques, autant français qu’espagnols, afin d’évaluer leur intérêt pour passer d’un transport de marchandises par camion à un transport par train à travers les Pyrénées. Parmi ces acteurs situés à proximité de la ligne franco-espagnole : Lindt & Sprüngli et Poral à Oloron-Sainte-Marie, Safran Landing System à Bidos, la Cave de Jurançon à Gan, Toyal Europe à Bedous, Saint Albray à Jurançon, Euralis à Pau, Ogeu à Ogeu-lesBains… »

Ce que la source n’établit pas : qu’une seule de ces entreprises ait exprimé une intention d’utiliser le train. Le dossier ne prévoit aucune installation de chargement à Oloron ni à Bedous.

A-207 · Quelque 140 bergers partent en estive dans le piémont oloronais

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 25 (page imprimée 49), « Activité agricole et pastorale » Vérifié le : 2026-09-22

« À l’inverse, le piémont oloronais se consacre très largement à l’élevage : la transhumance est encore prégnante dans la partie la plus montagneuse, avec quelque 140 bergers partant en estive l’été. »

Ce que la source n’établit pas : la source de ce chiffre, ni le nombre d’éleveurs de la seule vallée d’Aspe, ni les itinéraires empruntés par les troupeaux.

A-208 · La fermeture de passages à niveau pourrait limiter l’accès aux parcelles agricoles

Statut : source publique Type : position Localisation : page 25 (page imprimée 49), « Activité agricole et pastorale » Vérifié le : 2026-09-22

« La fermeture de certains passages à niveau pourrait limiter l’accès aux parcelles agricoles et des emprises temporaires nécessaires aux travaux pourraient être situées dans des espaces agricoles. En cas de suppression de passages à niveau utilisés par des exploitants agricoles, et permettant de rejoindre une parcelle agricole, la création d’un chemin agricole, d’un passage mixte ou d’un rabattement vers un autre passage à niveau pourrait être proposée. »

Ce que la source n’établit pas : « pourrait être proposée » n’est pas un engagement. Aucun passage n’est nommé, aucune exploitation n’est comptée.

A-209 · Un dossier de bruit de chantier serait déposé en mairie un mois avant les travaux

Statut : source publique Type : position Localisation : page 26 (page imprimée 50), « Les mesures durant la phase chantier » Vérifié le : 2026-09-22

« Production par les entreprises en charge des travaux d’un dossier de bruit de chantier présentant les mesures envisagées pour atténuer le bruit. Le dossier sera mis à disposition dans les mairies concernées et à la Préfecture un mois avant le démarrage des travaux. »

Ce que la source n’établit pas : les horaires de chantier, les niveaux sonores attendus, ni l’existence d’un dispositif d’indemnisation des riverains ou des commerces pendant les travaux.

A-210 · Les camions de chantier circuleraient surtout sur l’ancien tracé, avec des matériaux de carrières locales

Statut : source publique Type : position Localisation : page 26 (page imprimée 50), « Les mesures durant la phase chantier » Vérifié le : 2026-09-22

« Choix privilégié des matériaux des carrières locales. Pour les matériaux non réutilisés et non recyclables, les exutoires locaux seront recherchés (stockage de déchets inertes, carrières) dès lors qu’ils seront conformes avec la réglementation (carrières acceptant les apports extérieurs…) et une plateforme de recyclage, de stockage ou de remblais pourra être recherchée avec les collectivités. »

Le même tableau annonce, pour le trafic de poids lourds de chantier, une « Circulation recherchée majoritairement sur l’ancien tracé de la ligne ferroviaire à rénover ».

Ce que la source n’établit pas : le nombre de camions par jour, la durée du chantier, l’emplacement des bases travaux. Aucun de ces éléments ne figure dans le dossier.

A-211 · La ligne Pau-Bedous transportait 700 usagers par jour en 2023

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 12 (page imprimée 22), « La ligne aujourd’hui » Vérifié le : 2026-09-22

« En 2023, la fréquentation du lundi au dimanche de la ligne 55 est en moyenne de 700 usagers par jour, soit 27 usagers par train. 66% des déplacements sont effectués par des voyageurs occasionnels, 34% par des voyageurs abonnés, avec un usage fréquent. »

Ce que la source n’établit pas : la part de ces usagers qui voyage entre Oloron et Bedous. La ligne 55 va de Pau à Bedous, et la majorité des trains s’arrêtent à Oloron.

A-212 · Les travaux modifieraient la circulation le long de la RN 134

Statut : source publique Type : position Localisation : page 25 (page imprimée 48), « Les déplacements » Vérifié le : 2026-09-22

« La voie ferrée est parallèle à la RN 134. Les travaux viendraient modifier les conditions de circulation et de franchissement, voire à terme restreindre certaines routes secondaires afin d’assurer la sécurité des habitants en fermant des passages à niveau accidentogènes. »

Ce que la source n’établit pas : quelles routes, pendant combien de temps, et avec quels itinéraires de substitution.

A-314 · Plus de 3 km d’écrans antibruit sont envisagés, et une étude acoustique était annoncée pour l’automne 2024

Statut : source publique Type : position Localisation : page 26 (page imprimée 50), « Bruit et vibrations » Vérifié le : 2026-09-22

« Plus de 3 km d’écrans de protection anti-bruit seraient envisagés le long du trajet ; des isolations de façades pourraient également être proposées. Une étude acoustique spécifique est prévue sur l’ensemble du linéaire à l’automne 2024. »

Ce que la source n’établit pas : où seraient ces écrans, combien de logements ils protégeraient, ni les niveaux attendus. Les résultats de l’étude n’étaient pas publiés à la date de cette fiche.

A-315 · La vitesse serait limitée en zone urbaine pour réduire les vibrations

Statut : source publique Type : position Localisation : page 26 (page imprimée 50), « Bruit et vibrations » Vérifié le : 2026-09-22

« Une attention sera portée à la qualité du matériel roulant et à la limitation de la vitesse des trains en zones urbaines afin de diminuer la gêne vibratoire causée par le passage des trains. »

Ce que la source n’établit pas : ce qu’est une « zone urbaine » dans la vallée d’Aspe, ni quelle vitesse.