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Bilan intermédiaire imposé par la loi d’orientation des transports intérieurs, rédigé par le concessionnaire de la LGV Tours-Bordeaux. Le chapitre sur les effets du chantier reprend les résultats d’une thèse d’économie de l’université de Poitiers. Le chantier de la LGV SEA est sans commune mesure avec celui de Pau-Canfranc : 7,7 milliards d’euros contre 450 millions annoncés. Les proportions et les mécanismes décrits sont ce qui peut se transposer, pas les montants.

A-248 · Le chantier de la LGV SEA a duré 66 mois

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 20 Vérifié le : 2026-09-22

« Les travaux de construction ont duré 66 mois entre le début du chantier en 2012 et l’inauguration commerciale de la ligne en juillet 2017. 302 km de lignes nouvelles et 38 km de raccordements ont été construits entre Tours et Bordeaux, ce qui a constitué l’un des plus grands chantiers d’Europe. »

Ce que la source n’établit pas : la durée d’un chantier de réouverture en vallée de montagne, que le maître d’ouvrage de Pau-Canfranc n’a pas publiée.

A-249 · 43 % des contrats de sous-traitance sont allés à des entreprises des deux régions traversées

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 69 Vérifié le : 2026-09-22

« Au 15 mars 2013, 1,31 milliard d’euros2017 de contrats de sous-traitance et de fourniture avaient été passés par le constructeur COSEA, dont 43% avec des entreprises situées dans la région Centre-Val de Loire et la Nouvelle-Aquitaine. »

Ce que la source n’établit pas : la part revenue aux entreprises des communes traversées, à une échelle plus fine que la région.

A-250 · 350 entreprises locales et près de 8 500 personnes au pic du chantier

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 69 Vérifié le : 2026-09-22

« Entre le début du chantier en 2011 et mars 2013, ce sont 350 entreprises locales qui ont contribué à la construction de la LGV SEA. En parallèle, les effectifs du chantier ont continuellement progressé pour atteindre près de 8 500 personnes en mars 2013 (hors sous-traitants). »

Ce que la source n’établit pas : la définition de « locale », ni la part des effectifs recrutés sur place.

A-251 · Pour un million d’euros investi, 17 emplois-an ont été créés localement

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 70, tableau 33 Vérifié le : 2026-09-22

« Pour 1M€ investi, 17 emplois-an sont créés »

Le même passage chiffre « la création de 13 799 emplois locaux » en équivalent temps plein annuel pour l’ensemble du chantier.

Ce que la source n’établit pas : un emploi-an est une année de travail d’une personne, pas un emploi durable. Le ratio vient d’un chantier de plaine à 7,7 milliards ; il ne se transpose pas mécaniquement.

A-252 · Dix mois après la fin du chantier, 42 % des anciens salariés étaient au chômage

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 70 Vérifié le : 2026-09-22

« Une enquête a été réalisée 10 mois après la fin du chantier afin de suivre le retour à l’emploi des anciens salariés de COSEA. Les résultats de l’enquête montrent que 42% sont au chômage et le fait d’avoir suivi une formation pour travailler sur le projet SEA, ainsi que la durée de la mission n’ont pas eu d’effet significatif sur les chances de retrouver un emploi. »

Ce que la source n’établit pas : la situation à plus long terme ; le même bilan indique que 67 % avaient retrouvé un emploi deux ans après.

A-253 · Les entreprises qui ont misé sur le chantier sans relais de croissance se retrouvent exposées

Statut : source publique Type : fait Localisation : page 70 Vérifié le : 2026-09-22

« Les entreprises ayant participé à la construction de la ligne, et qui ont misé sur le chantier pour diversifier leur activité sans relais de croissance supplémentaire, se retrouvent confrontées aux risques de voir leurs investissements non pérennisés. »

Ce que la source n’établit pas : le nombre d’entreprises concernées. Le bilan ne traite pas de l’hôtellerie-restauration en tant que telle.